Un mot de Natasha

Natasha Turovsky, directrice artistique

Je dois l’avouer : jusqu’à maintenant, je ne me suis jamais intéressée à tout ce qui est numérologie…   Un jour, par contre, mon sixième sens me conseille de lire la définition du numéro 6 et, à ma grande surprise, je découvre que la description du numéro 6 correspond à celle de notre sixième saison.

Le 6, c’est la grâce tout en étant chaleureux, drôle et amusant comme la sérénade de Dag Wirén.
Le 6, c’est le charme, comme le Concerto per archi de Nino Rotta.
Le 6, c’est l’idéal à atteindre, comme la Sérénade pour cordes de Josef Suk.
Le 6, c’est une profonde réflexion, tout comme l’Adagio de Barber.
Le 6, c’est le symbole de Vénus, déesse de l’amour, dont le côté dramatique nous est soufflé à l’oreille grâce au romantisme du Quintet pour piano de Franck.
Le 6,  c’est le terre-à-terre, comme la sagesse de Lekeu et la profonde sympathie de Mirzoyan.
Le 6, c’est le sacrifice, comme la beauté anxieuse de Chostakovitch, mais c’est aussi l’éclat enjoué de Stravinsky.
Le 6, c’est la lumière, comme l’époque et l’œuvre de Mozart.
Le 6, c’est également la résolution de la polarité, à l’image de notre concert de janvier qui unit Vivaldi aux compositeurs des 20e et 21e siècles.

Enfin, c’est la couleur indigo qui est associée au numéro 6 : une magnifique nuance de bleu comme la Rhapsody in Blue de Gershwin qui lance notre saison.

Bien sûr, il va sans dire que tous les compositeurs de la saison se trouvent à six degrés de séparation.

Qui plus est, le 6, c’est un symbole de la chance, de la beauté, des idéaux les plus élevés, de la création, de la stabilité, de l’harmonie, de l’équilibre, de la plénitude et de la paix. Le 6, c’est la profondeur des émotions… et de la perfection!

Le but de la 6e saison est simple : ensemble avec nos solistes hors pair, notre ambition est de prouver la justesse de la numérologie. Alors nous vous souhaitons la bienvenue à notre sixième saison.